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Informatique - Linux - Le logiciel libre

1.1 Partage des connaissances. . .

Rien n'appartient à rien, tout appartient à tous.

Alfred de Musset

Tout le monde connaît la formule a2 + b2 = c2, connue sous le nom de théorème de Pythagore. Tous les jours, nous utilisons des objets qui existent parce que ce théorème, comme beaucoup d'autres théorèmes mathématiques et de découvertes scientifiques, est disponible et utilisable librement. Cet accès libre et ce partage du savoir sont à la base du développement et du progrès de l'humanité. Ce partage naturel du savoir se situe dans la tradition du travail scientifique, les chercheurs utilisant la publication comme moyen de diffusion des connaissances. Dans un certain idéal, la communauté scientifique n'aurait pour objectif que l'avancée de son domaine, sans avoir à tenir compte d'une application directe, en particulier mercantile.

1.2 . . . En informatique

Aux débuts de l'informatique, le développement du logiciel n'était qu'une activité annexe pour les constructeurs d'ordinateurs, et les logiciels étaient diffusés avec leur code source. Le code source est la version intelligible et compréhensible par un humain d'un programme informatique. Il est écrit dans un langage dit de programmation qui décrit à l'aide de mots et de formules le fonctionnement précis d'un logiciel. Ce code source n'est pas directement utilisable par l'ordinateur, il est donc traduit en code machine, ou code exécutable.

Grâce à ce code source, les utilisateurs des ordinateurs, principalement des chercheurs à l'époque, pouvaient améliorer et corriger les logiciels en toute liberté et s'échanger les modifications pour permettre à tous d'en bénéficier.

Au début des années 80, cette règle tacite de partage des connaissances a changé. La multiplication des ordinateurs et l'apparition des ordinateurs personnels ont permis la création de nouvelles entreprises : les éditeurs de logiciels. Ces entreprises avaient pour seule activité la création et la vente de logiciels, ces derniers étant vendus sans leur code source. Ces logiciels dits propriétaires sont à l'heure actuelle vendus avec la majorité des ordinateurs personnels.

Si l'on fait une analogie avec un plat cuisiné, on peut dire qu'un logiciel propriétaire équivaut à un plat dont on ne peut connaître la recette. Il serait impossible d'essayer d'améliorer celle-ci ou d'en deviner le contenu, et il serait également interdit de partager ce plat cuisiné avec ses amis.

Malgré cette privatisation progressive des connaissances, des chercheurs continuaient de rendre accessible et modifiable le code source de leurs programmes, par exemple à l'Université de Berkeley aux états-Unis. Mais le concept de Logiciel Libre n'existait pas encore, et c'est le projet GNU qui va réellement le lancer.

1.3 Le projet GNU

Richard M. Stallman I, un chercheur en informatique au MIT II, considère que le logiciel propriétaire divise les utilisateurs : livré sans son code source, il empêche un programmeur de le modifier ou de l'améliorer, et il interdit de le donner à son voisin, sa copie étant le plus souvent illégale.

Afin de faire perdurer l'esprit de partage des connaissances, il décide de quitter son laboratoire en 1984, et de se consacrer à l'écriture d'un système informatique complet et libre, appelé < GNU > [1], pour GNU's Not UNIX III. UNIX est un type de système informatique propriétaire utilisé à l'époque sur de nombreux ordinateurs. L'objectif de GNU est d'être similaire à unix, pour être rapidement utilisable, mais ce n'est pas unix, d'où son nom.

Pour promouvoir et soutenir le projet GNU, il crée en 1985 la Free Software Foundation IV. Les premiers travaux de cette fondation furent de définir le concept de Logiciel Libre et de rédiger un document définissant les conditions d'utilisation d'un Logiciel Libre : la licence publique générale GNU, ou GPL [2]. Le projet GNU a ainsi posé les fondations éthiques et juridiques du Logiciel Libre.

 

2 LE LOGICIEL LIBRE

 

2.1 Qu'est-ce que le Logiciel Libre ?

Les licences V de la plupart des logiciels propriétaires sont prévues pour vous priver de la liberté de les échanger ou de les modifier. À l'inverse, les licences de Logiciel Libre [3] sont conçues pour garantir quatre libertés : - la liberté d'utiliser le logiciel pour n'importe quel usage et par tout le monde ; - la liberté d'étudier le logiciel, et de l'adapter à ses besoins ; - la liberté de redistribuer des copies du logiciel comme de son code source ; - la liberté d'améliorer le programme et de publier ses modifications, pour en faire profiter toute la communauté.

Pour satisfaire la deuxième et la quatrième liberté, l'accès au code source du logiciel est indispensable. Richard Stallman fait régulièrement une analogie entre ces quatre libertés et la devise de la République française : l'utilisateur est libre d'utiliser son logiciel de la manière qui lui plaît. Les utilisateurs sont égaux car ils peuvent tous utiliser les mêmes logiciels. L'esprit de fraternité est respecté car l'utilisateur peut aider ses proches.

2.2 L'idée de copyleft

Le copyleft est une utilisation particulière du droit d'auteur partant du principe que le partage doit fonctionner dans les deux sens. Il autorise la copie, la modification et la diffusion d'une oeuvre, en imposant que les versions modifiées faisant l'objet d'une diffusion soient également disponibles sous une licence copyleft. Ainsi, avec le copyleft, ce qui est libre reste libre pour toujours.

Le copyleft est un concept inventé par la Free Software Foundation. Certaines personnes l'utilisent dans une démarche militante en faveur du libre accès aux connaissances. Ce concept ne se limite d'ailleurs plus qu'au logiciel.

Tout en respectant le droit de l'auteur, l'idée de copyleft consiste à garantir les libertés du public en s'assurant que les oeuvres sous copyleft resteront libres. Il permet de créer un fonds commun d'oeuvres libres, considérant que la connaissance scientifique et artistique fait partie du patrimoine de l'humanité.

La FAQ VI de la Licence Art Libre [4], donnera de plus amples informations sur la différence entre copyright, copyleft, et droits d'auteur.

2.3 Les différences entre Logiciel Libre, domaine public, Freeware, et Open Source

On confond souvent à tort le Logiciel Libre et d'autres types de logiciels.

Une oeuvre ou un logiciel dans le domaine public est libre de droits, on peut en faire ce que l'on souhaite. Les Logiciels Libres ne sont pas dans le domaine public : ils sont soumis au régime du droit d'auteur et une licence précise les conditions de leur utilisation, de leur modification et de leur distribution.

Les Freewares ou graticiels sont des logiciels propriétaires gratuits, ils n'assurent donc pas les libertés associées au Logiciel Libre. Cette confusion vient du fait qu'en anglais, Logiciel Libre se dit Free Software. Free peut signifier libre ou gratuit. Mais dans le cas du Logiciel Libre, il faut comprendre free dans le sens libre : un Logiciel Libre n'est pas forcément gratuit, même s'il l'est la plupart du temps. En effet, une société peut commercialiser un Logiciel Libre et réaliser des bénéfices sur cette vente [5].

Afin de gommer cette confusion entre libre et gratuit, certains acteurs du Logiciel Libre ont introduit le terme Open Source [6] qui distingue l'accès au code source de la gratuité. Ce terme n'a finalement fait qu'ajouter à la confusion. En effet, il a été exploité par des sociétés diffusant leur code source mais sans toutes les libertés du Logiciel Libre, et tout particulièrement celle de modifier le code source et d'en diffuser les modifications.

>Certains utiliseront le terme Open Source en parlant de Logiciels Libres sans faire l'amalgame avec les logiciels gratuits. D'autres chercheront simplement à profiter de la popularité grandissante des Logiciels Libres VII. Il n'est pas toujours simple de faire la différence.

La meilleure façon de savoir dans quel domaine se place le logiciel que l'on utilise est de se référer à la licence d'utilisation sous laquelle est distribué le logiciel. Le site Web de la Free Software Foundation donne de plus amples explications sur les licences ([8] et [9]).

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I - souvent appelé par ses initiales : RMS

II - Institut de Technologie du Massachusetts, États-Unis

III - GNU N'est pas Unix en français

IV - Fondation pour le Logiciel Libre en français, aussi connu sous l'acronyme FSF

V - Une licence est un contrat décrivant les conditions d'utilisation d'un logiciel par ses utilisateurs

VI - Frequently Asked Questions, liste de questions fréquemment posées

VII - Voir notamment Microsoft Shared Source [7]

[1] La page de référence du projet GNU. http://www.gnu.org/home.fr.html.

[2]Le texte de la licence GNU General Public License (GPL) officiel qu'en anglais, pour des raisons légales.

[3]Free Software Foundation. Qu'est-ce qu'un Logiciel Libre ? http://www.fsf.org/philosophy/free-sw.fr.html.

[4]Romain d'Alverny. La FAQ de la Licence Art Libre, 2002, 2003. http://www.artlibre.org/faq.php.

[5]Free Software Foundation. Vendre des logiciels libres. http://www.gnu.org/philosophy/selling.fr.html.

[6]Le site du mouvement OpenSource. http://www.opensource.org/.

[7]Microsoft shared source (en anglais). http://www.microsoft.com/resources/sharedsource/.

[8]Free Software Foundation. Liste des licences libres compatibles avec la GPL, non compatibles avec la GPL et des licences non libres. http://www.fsf.org/licenses/license-list.fr.html.

[9]Free Software Foundation. Catégories de licences libres et non libres. http://www.gnu.org/philosophy/categories.fr.html.

Tiré du "Livret du Libre"

Les auteurs de cette édition du Livret du Libre sont : Nicolas Bouillon, Lucas Nussbaum, Thomas Petazzoni. Auteurs des éditions précédentes et contributeurs : Mélanie Bats, Belerion, Jérme Borme, Jiel Beaumadier, Christophe Bliard, Olivier Crête, Antoine Ducoulombier, Jean-Christophe Haessig, Jelena Karanovic, Frédéric Lehobey, Vincent Untz, Jérémie Zimmerman et les membres de l'APRIL.


Date de création : 30/07/2013 @ 14:15
Dernière modification : 31/07/2013 @ 11:37
Catégorie : Informatique - Linux
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